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Mondher Belhaj Ali : « La Tunisie n’est pas Tounesten »
Vendredi, 21 Septembre 2012 12:57

altVendredi 21 septembre 2012, Ibrahim Boughanemi invite dans Politica, M. Mondher Belhaj Ali, dirigeant au sein de Nidaa Tounes et membre du bureau exécutif fraichement composé, pour nous éclairer plus sur le programme du parti, ses aspirations et sa position des évènements récents :

Nidaa Tounes, où sont-ils ?

A cette question, M. Mondher Belhaj Ali acquiesce :« Nous attendons la structurations dans tous les régions pour pouvoir parler d’une structure générale proprement dite. Nous sommes le premier parti civil démocrate non seulement en Tunisie mais dans le monde arabe en entier. Et pour cause, aucun autre parti n’a fait les démarches que nous entreprenons. D’autant plus que la troïka a montré son échec. Nous représentons un mouvement modéré, civil et démocrate et nous avons un projet de construction d’un Etat. Ce gouvernement ne veut pas répondre à une question très claire : quand sera la fin de cette période transitoire ?   »

L’hégémonie de Nidaa Tounes revient à son vrai projet ou bien à la faiblesse des antagonistes ?

« La Tunisie n’est pas le Tunisten. Les structures de l’Etat existent et sont pérennes dans notre pays. Mais une démocratie évolue dans la pluralité et la transmission. Indépendamment des erreurs des autres, nous souhaitons créer l’équilibre politique pacifique et transitionnel. Nidaa Tounes répondra à toutes ces préoccupations. Non, ce n’est pas à cause des erreurs des autres que nous paraissons les plus forts. L’image est claire : certains réclament des valeurs républicaines, d’autres réclament le contraire.  Nous rêvons de bâtir une démocratie. Les vrais problèmes de la Tunisie sont plus importants que tout.  » Explique M. Belhaj

La non efficacité des autorités face aux dépassements, qu’aurait-pu faire Nidaa Tounes ?

« Notre feuille de route est claire : nous avons clairement dit au gouvernement en place que s’ils ne peuvent pas gérer la situation tout seuls, nous leurs offrons toute notre aide. Ils les laissent agir soit disant que « ce sont nos enfants », ce n’est pas logique. Mais la vraie action aurait dû prendre place ailleurs aussi, dans les régions. »

Le gouvernement a avoué un certain laxisme, et change ainsi de discours, qu’en pense M. Belhaj Ali ?

« Nous n’avons que faire du changement du discours, nous réclamons un changement dans les actes. Nous demandons quelque chose de très simple : l’application de la loi. C’est très simple : appliquer la loi, ou ne pas appliquer la loi. Les salafistes ne sont pas les seuls concernés. L’Etat doit à ses citoyens les sentiments de sécurité et de protection. Les Tunisiens ont peur, actuellement. »

Le programme économique de Nidaa Tounes n’est pas clair, pourquoi ?

« Dans la conférence de presse tenue hier par M. B.C.Essebsi, nous avons clarifié notre programme graduel dans l’attente de la clarté des délais de la légitimité du gouvernement en place. Où sont les agendas électifs ? Les instances ? Le programme ? Ce gouvernement doit assumer sa responsabilité face à ces retardements. »

Quant à l’efficacité/ l’inefficacité de l’ANC, M. Belhaj ajoute : « L’ANC sensée préparer le texte de la constitution n’a presque rien fait jusqu’à aujourd’hui. La légitimité électorale de ce gouvernement expire le 23 octobre 2012. Le pays aura besoin d’un gouvernement suite à ce vide, donc M. B.C.E a proposé un gouvernement indépendant composé par des indépendants. Nous n’allons pas participer à ce gouvernement de transition, s’il va exister, mais nous allons lui fournir tout notre soutien. Nos objectifs sont tangibles et réalistes. Les tunisiens peuvent faire des miracles une fois les conflits abolis. »

Toute l’interview de M. Mondher Belhaj Ali, dirigeant au sein de Nidaa Tounes et membre du bureau exécutif de Nidaa Tounes: